Vous êtes-vous déjà arrêté net devant une voiture ancienne, ressentant ce frisson que seuls les passionnés connaissent ? Ce mélange d’admiration, de nostalgie et d’émerveillement pur, comme si le temps ralentissait ? Pour Michel Hommell, ce n’est pas qu’une émotion passagère. C’est une boussole. Depuis des décennies, il a fait de cette flamme intérieure non seulement sa raison d’être, mais aussi un pilier de la culture automobile française. Son parcours déborde du cadre classique du collectionneur ou de l’éditeur : c’est celui d’un bâtisseur, discret mais incontournable.
L’épopée d’un bâtisseur au service du patrimoine roulant
Michel Hommell n’a jamais suivi les chemins tracés. Pilote dans les années 60 en Coupe R8 Gordini, il a vite compris que sa véritable course ne se jouait pas seulement sur piste, mais dans l’esprit des amateurs. Il a alors fondé, en 1968, un empire médiatique qui allait façonner des générations de passionnés. Des titres comme Échappement ou Auto Hebdo n’étaient pas de simples magazines : ils parlaient le langage des ateliers, des circuits et des garages, avec une authenticité rare. Le ton était franc, l’expertise terrain, et la passion palpable à chaque page.
Pour explorer d’autres récits de collectionneurs et de modèles mythiques, on peut consulter le portail passionvehicules.fr. Ce type de contenu, ancré dans l’histoire vivante de l’automobile, reflète l’héritage que Hommell a contribué à bâtir – une presse spécialisée qui ne se contente pas d’informer, mais qui cultive une communauté.
| Période | Activité principale | Impact sur le monde auto |
|---|---|---|
| Années 1960-1970 | Pilote en compétition (Coupe R8) | Initiation directe aux défis techniques et humains de la course |
| 1968-2010s | Fondateur du Groupe Hommell (presse auto) | Création d’une voix indépendante pour les passionnés, diffusion massive de la culture mécanique |
| À partir des années 1990 | Développement du Manoir de l’Automobile à Lohéac | Sauvegarde de centaines de véhicules historiques, création d’un lieu de mémoire vivant |
Chaque phase de sa vie a nourri la suivante. De la piste à l’écritoire, puis du bureau au musée, Hommell a toujours placé l’amour du véhicule au centre. Pas comme une marchandise, mais comme un art de vivre, un héritage industriel à préserver.
Les piliers de l’empire Hommell : de la presse au Manoir
La révolution du groupe de presse spécialisée
Avant Hommell, la presse automobile en France manquait souvent de profondeur technique ou de lien authentique avec les lecteurs. Il a changé la donne en lançant des titres qui osaient parler chiffres, mécanique et passion sans filtre. Échappement, puis Auto Hebdo, sont devenus des références grâce à un ton direct, une mise en page soignée et surtout une indépendance éditoriale rare. Les essais étaient rigoureux, les reportages immersifs, et les portraits de pilotes sincères.
Le Manoir de l’Automobile à Lohéac
En achetant la ferme de la Cour Neuve à Lohéac, en Bretagne, Hommell n’a pas simplement aménagé un garage. Il a conçu un temple dédié à l’automobile. Aujourd’hui, le site abrite environ 400 véhicules, dont certains sont parmi les plus rares d’Europe. Des Formule 1 aux berlinettes françaises, en passant par des prototypes oubliés, chaque pièce raconte une histoire. Le lieu est bien plus qu’un musée : c’est un acte de résistance contre l’oubli.
L’aventure de constructeur avec la Berlinette
- En 1994, Hommell franchit une nouvelle étape : il crée sa propre voiture de sport, la Berlinette Hommell.
- Inspirée des GT des années 50, elle incarne une vision purement française de la sportive : légère, élégante, mécanique.
- Malgré une production limitée, la Berlinette devient un symbole de l’artisanat automobile national, aujourd’hui recherchée par les collectionneurs.
Cette audace – passer de l’écrit à la construction – illustre son engagement total. Il ne commente pas la belle mécanique : il la façonne.
Pourquoi cette figure impose-t-elle autant le respect aujourd’hui ?
Une authenticité rare dans le milieu
Dans un secteur souvent dominé par le marketing et les stratégies corporate, Hommell s’est toujours tenu à l’écart des effets de mode. Sa légitimité vient de là : il parle en homme qui a couru, réparé, lu et collectionné. Pas en communicant. Cette proximité avec les pilotes, les mécaniciens et les lecteurs a forgé une fidélité exceptionnelle. On ne lit pas ses magazines par obligation, on y revient par attachement.
L’héritage culturel légué aux nouvelles générations
Aujourd’hui, le Manoir de Lohéac fonctionne comme un lieu de transmission. Des jeunes découvrent la mécanique ancienne, assistent à des démonstrations, participent à des ateliers. C’est un pèlerinage moderne pour ceux qui cherchent autre chose que l’éphémère numérique. L’esprit de Lohéac, c’est ça : une continuité entre les âges, entre les passions, entre les mains qui ont construit et celles qui entretiennent.
Et même si le groupe de presse a traversé des tempêtes économiques – notamment la chute du modèle papier -, l’empreinte reste. La culture qu’il a diffusée continue de vivre, relayée par des médias numériques, des communautés en ligne, et des lieux comme celui-ci. Le fin mot de l’histoire ? Hommell n’a pas seulement aimé les voitures. Il les a protégées, mises en lumière, et transmises. Un vrai legs.
Les questions qu’on nous pose
Quelle est la voiture la plus rare exposée à Lohéac ?
Il est difficile de désigner une seule pièce comme la plus rare, tant la collection regorge de modèles uniques. On y trouve notamment des Formule 1 historiques, des prototypes de compétition disparus et des voitures de course françaises très peu produites. Certaines n’existent plus qu’à Lohéac.
Est-il encore possible de visiter le musée aujourd’hui ?
Oui, le Manoir de l’Automobile accueille le public selon un calendrier saisonnier. Des visites guidées permettent de découvrir non seulement les véhicules, mais aussi l’histoire de leur restauration et leur lien avec le patrimoine français.
Comment le groupe de presse s’adapte-t-il au numérique ?
Les titres historiques ont dû évoluer face au déclin du papier. Certains ont migré vers des formats digitaux, tandis que d’autres ont cessé leur publication. L’héritage éditorial, lui, persiste à travers des archives et des projets en ligne centrés sur la passion automobile.
La Berlinette Hommell est-elle devenue un objet de collection ?
Oui, malgré une production très limitée, la Berlinette est aujourd’hui considérée comme un collector. Sa cote augmente doucement, portée par son design intemporel, sa mécanique fiable et son statut de voiture artisanale made in France.
Quel rôle Michel Hommell joue-t-il encore dans les événements auto ?
Moins présent physiquement depuis quelques années, Hommell reste une figure respectée. Il apparaît occasionnellement lors de grandes manifestations, où sa simple présence suscite admiration et reconnaissance silencieuse.